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Une chef lyonnaise révèle ses secrets Version imprimable Suggérer par courriel
29 septembre 2008

Anne-Sophie Pic s’entretiendra de gastronomie avec Yanick Villedieu

Anne-Sophie Pic
Anne-Sophie Pic

Au bout du fil, la voix est un peu haletante et cela se comprend: il est 17 h à Valence et la chef Anne-Sophie Pic vient de finir un «gros déjeuner avec des gens assez importants». Seule femme à avoir décroché trois étoiles au Guide Michelin, elle veille elle-même à la qualité des plats servis à son restaurant, La maison Pic.

À Montréal, à l’occasion des 21es Entretiens Jacques-Cartier, au cours desquels l’UdeM lui remettra un doctorat honoris causa, Mme Pic participera, le 6 octobre, à une conférence causerie sur le thème «Partager et faire plaisir» à la Faculté de l’aménagement. Elle parlera de son métier – «beaucoup de contraintes pour la vie familiale» –, de son parcours – «au début je ne voulais pas suivre les traces de mon père» – et, qui sait, des secrets de son succès.

Anne-Sophie Pic vient d’une famille de chefs. Son arrière-grand-mère, son grand-père et, plus près d’elle, son père étaient chefs. Aujourd’hui, Mme Pic a imprimé sa griffe à une carte plus moderne, en offrant une cuisine allégée, mais cela ne l’empêche pas de conserver quelques plats de son père et de son grand-père. Par exemple, le filet de loup au caviar et à la sauce au champagne, le gratin de queues d’écrevisses ou encore les chaussons aux truffes restent au menu.

«La cuisine a évolué, s’est modernisée et il y a un nouvel équilibre des saveurs. Aussi, les temps de cuisson sont moins longs. Mais certaines choses ne changent pas. Il n’y a pas 50 façons de faire un bon jus de viande ou un fond de sauce.»

Si Anne-Sophie Pic est très heureuse de la vie qu’elle a choisie, ce choix n’est pas venu sans questionnements. Ainsi, elle a résisté aux conseils de son père, qui tenait à ce qu’elle s’inscrive à la célèbre École hôtelière de Lausanne, pour plutôt partir à Paris et étudier en commerce.

«Pour moi, à l’époque, c’était tout, sauf l’hôtellerie et la restauration. J’avais besoin de respirer, raconte-t-elle dans un bref entretien téléphonique avant son arrivée à Montréal. Mais, au bout de cinq ans, c’est devenu une évidence et je me suis dirigée vers la cuisine.»

Paule des Rivières

 

Le journaliste Yanick Villedieu animera les échanges auxquels participeront également les professeures Diane Bisson, de l’École de design industriel, et Geneviève Sicotte, de l’Université Concordia. L’activité aura lieu à l’amphithéâtre de la Faculté de l’aménagement à midi. L’entrée est gratuite, mais il faut réserver sa place à sylvie.bayard@umontreal.ca ou au 514 343-6812.

 

(Photo: Jeff Nalin)

 

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