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| L’UdeM s’engage dans la formation des professionnels étrangers |
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| 22 septembre 2008 | |
Les universités pratiquent une diplomatie du savoir, selon Luc VinetL’Université participera à la formation de professionnels étrangers. Déjà une première formation d’appoint a été élaborée conjointement avec l’Ordre des pharmaciens du Québec afin de faciliter l’accès à cette profession. «Nous poursuivrons cette initiative avec d’autres professions et contribuerons ainsi à la venue et à l’intégration d’une main-d’œuvre qualifiée au Québec», a affirmé le recteur, Luc Vinet, avant de souligner que son établissement formait, à l’échelle de la province, un professionnel de la santé sur quatre. Dans le cas des pharmaciens, la formation d’appoint permettra de former trois fois plus de pharmaciens en deux fois moins de temps. M. Vinet a tenu ces propos le 18 septembre devant quelque 400 personnes réunies pour un déjeuner-causerie du Conseil des relations internationales de Montréal. Il a abordé divers aspects de l’internationalisation de l’UdeM, recourant à l’expression «diplomatie du savoir» pour traduire sa pensée. «De plus en plus, a-t-il mentionné, les universités jouent un rôle d’ambassadrices et sont un instrument privilégié dans la circulation des personnes et des connaissances et dans l’instauration des rapports entre les nations.» Il estime en effet qu’en raison de leurs multiples réseaux les universités mènent en quelque sorte des missions diplomatiques complémentaires à celles des États, en particulier sur les plans culturel et scientifique. Les étudiants constituent eux-mêmes une partie de l’équation, car ils sont de plus en plus mobiles. Par exemple, en 2007, il y avait plus de 70 000 étudiants étrangers au pays, soit 7 % de la population étudiante. Ce chiffre est en progression constante, mais on est encore loin des 17 % de l’Australie notamment. Quant aux étudiants canadiens qui effectuent un séjour d’études à l’étranger, ils représentent 2,2 % de la population étudiante totale. Le recteur a insisté sur l’importance de l’expérience internationale pour les étudiants. À tel point qu’il suit avec un grand intérêt l’évolution du processus de Bologne, en vertu duquel des établissements d’enseignement de 46 pays ont convenu d’harmoniser leurs cursus et leur système de diplomation afin de s’aligner sur la structure des diplômes nord-américains. Par exemple, les masters de Bologne exigent un stage de six mois à l’étranger, ce qui encourage les universités québécoises à augmenter leur capacité d’accueil des étudiants européens. Par ailleurs, l’Université, a rappelé le recteur, est la première en Amérique du Nord à avoir mis en place un système de cotutelle – qui donne lieu à un double diplôme –, puisque la direction de thèse est assurée à la fois par un professeur du Québec et par un professeur d’une université étrangère. Dans son allocution, le recteur a d’ailleurs invité le gouvernement du Québec à consolider ses liens avec la communauté européenne. «Je propose, a-t-il dit, un lien officiel avec la communauté européenne quant au développement et à la recherche.» C’est que l’Union européenne a déjà regroupé les projets de recherche des pays membres et qu’elle accepte d’autres membres. Pour le recteur, il s’agit là d’une voie à explorer. Paule des Rivières
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