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Titre: communiqués de presse
Des astrophysiciens de l’Université de Montréal «pèsent» l’étoile la plus massive connue à ce jour Version imprimable Suggérer par courriel
19 septembre 2008

Leurs résultats publiés dans le journal Monthly Notices of the Royal Astronomical Society

Les modèles théoriques de formation stellaire proposent l’existence d’étoiles très massives pouvant atteindre jusqu’à 150 fois la masse de notre Soleil. Pourtant, jusqu’à tout récemment, aucune étude n’avait été en mesure de découvrir une étoile de plus de 83 masses solaires.

Une équipe internationale d’astrophysiciens, menée par des chercheurs de l’Université de Montréal du Centre de recherche en astrophysique du Québec (CRAQ), a réussi à déterminer la masse de l’étoile la plus massive connue à ce jour.

Jules Casoli, André-Nicolas Chené et Olivier Schnurr, tous des diplômés de l’Université de Montréal, ainsi que les professeurs Anthony F. J. Moffat et Nicole St-Louis, sont parvenus à «peser» une étoile d’un système binaire avec une masse 116 fois supérieure à celle du Soleil ― son compagnon de 89 masses solaires n’étant pas en reste ― battant doublement le record précédent et franchissant pour la première fois la barrière symbolique des 100 masses solaires.

Situé dans l’amas stellaire massif NGC 3603, le système d’étoiles super massives, qui répond au doux nom de A1, a une période de révolution de 3,77 jours. Le calcul des masses a été obtenu grâce à une combinaison d’observations faites avec l’instrument SINFONI, un spectrographe à champ intégral opérant sur le très grand télescope (Very Large Telescope) sur le site de l’Organisation européenne pour la recherche astronomique dans l’hémisphère Sud (ESO) au Chili, et à des images dans le domaine de l’infrarouge provenant du télescope spatial Hubble.

Les étoiles formant le système A1 sont si massives et brillantes que leurs émissions lumineuses offrent les caractéristiques que seules les étoiles dites «Wolf-Rayet» possèdent. Dans le cadre de ces travaux, un système binaire (noté C), émettant dans le domaine des rayons X à une puissance presque jamais vue dans notre Galaxie, a également été découvert à proximité de NGC3603 A1.

Notes
: NGC 3603 (entrée numéro 3603 du New General Catalogue) est une région HII géante, dans la constellation de la Carène, dans le bras de la Carène de notre Galaxie spirale, la Voie lactée, environ à 20 000 années-lumière du Soleil. Elle a été découverte par John Frederick William Herschel en 1834. NGC 3603 contient en son centre un amas ouvert, comprenant approximativement 2 000 étoiles brillantes et massives.

― Une étoile Wolf-Rayet est une étoile chaude, massive et évoluée, présentant un taux de perte de masse très élevé dû à un fort vent stellaire (semblable au vent solaire).

Sur le Web
À propos du Centre de recherche en astrophysique du Québec
À propos de l’Université de Montréal
À propos du journal Monthly Notices of the Royal Astronomical Society

Pour de plus amples renseignements :
Professeur Anthony F. J. Moffat
Téléphone : 514 343-6682
Courriel : moffat@astro.umontreal.ca

Olivier Hernandez
Relations avec les médias
Centre de recherche en astrophysique du Québec
Téléphone : 514 343-6111, poste 4681
Courriel : olivier@astro.umontreal.ca

 

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