Rechercher dans :

Format PDF__

Logo du journal Forum

Le Département de chimie a son «programme coopératif» Version imprimable Suggérer par courriel
15 septembre 2008

Le programme RISE permet à des étudiants de participer à des projets de recherche dans d’autres laboratoires

C’est un secret bien gardé à l’Université. Depuis 1995, des étudiants de premier cycle en chimie et en biochimie peuvent participer à des échanges interuniversitaires en étant intégrés, pendant l’été, à un groupe de recherche d’une autre université grâce au programme RISE (pour Reactive Intermediates Student Exchange).

programme RISE
William Skene (à gauche) et Christian Reber entourent l’étudiant Augusto Hernandez, qui a fait un stage au Conseil national de recherches du Canada.

«Avant 1995, il n’y avait pas de bourses pour les étudiants du baccalauréat désireux d’aller faire des stages en dehors de leur université d’attache. Le programme RISE a voulu combler cette lacune en affectant des fonds à de tels échanges», mentionne Christian Reber, professeur au Département de chimie et participant de ce programme depuis 2001.

Aujourd’hui, 16 universités sont regroupées dans ce consortium. La compagnie Xerox s’est jointe au réseau et offre ainsi une occasion de prendre part à des recherches en milieu industriel. Les laboratoires gouvernementaux sont quant à eux représentés par celui du Conseil national de recherches du Canada à Ottawa. Dans les milieux universitaire et industriel, ce programme est reconnu comme l’équivalent d’un programme coopératif.

La sélection des étudiants est toutefois très vive: seulement un ou deux par université sont retenus sur la base de la qualité du dossier et de l’intérêt manifesté pour la recherche. «Ces étudiants sont intégrés au programme de recherche du professeur qui les reçoit et sont rémunérés comme les autres chercheurs de ce programme», précise Christian Reber.

À la fin du stage de trois mois, les participants se rencontrent dans l’un des établissements du réseau pour présenter le fruit de leurs travaux. Cette année, cette rencontre s’est tenue à l’Université Acadia à Wolfville, en Nouvelle-Écosse.

Rayonnement pour l’UdeM

«Ces échanges constituent un atout pour ceux qui veulent poursuivre leurs études aux cycles supérieurs, estime le professeur. Le stage leur permet de découvrir les projets de recherche entrepris ailleurs et les amène à s’adapter à un nouvel environnement. En recevant des stagiaires, l’UdeM fait pour sa part connaitre ce qui se passe ici et peut attirer des étudiants aux 2e et 3e cycles.»

L’UdeM est le seul établissement universitaire représenté par deux équipes de recherche dans ces échanges. Le professeur Reber a reçu une étudiante de l’Université McMaster, qui a participé à des travaux sur des filtres de la lumière à base de composés moléculaires du nickel. De tels filtres, qui changent la couleur de la lumière selon la température, pourraient notamment servir dans la fabrication de détecteurs. Son collègue du même département William Skene, qui travaille sur une nouvelle génération de matériaux pour des dispositifs lumineux requérant peu d’énergie, a lui accueilli à son laboratoire une étudiante de l’Université de Victoria.

Quant au candidat de l’UdeM Augusto Hernandez, il a choisi le Conseil national de recherches pour son stage. «Les travaux auxquels j’ai collaboré portaient sur l’étude des zones riches en cholestérol et en lipides sur les membranes cellulaires, explique-t-il. À partir de membranes synthétiques, nous avons étudié les propriétés de ces zones et les échanges entre deux couches cellulaires asymétriques. Nous avons pu observer que l’asymétrie n’est pas maintenue et qu’il y a une intrusion du liquide de la membrane dans les zones de cholestérol.» L’étude de ces interactions pourra avoir, ultimement, une utilité médicale, dans la lutte contre le mauvais cholestérol par exemple.

Christian Reber juge que ces échanges constituent des moments clés pour la carrière des futurs diplômés. Les travaux réalisés au cours de ces stages font d’ailleurs souvent l’objet de publications scientifiques. Le professeur se réjouit par ailleurs de constater que plusieurs des anciens stagiaires du programme RISE poursuivent présentement leurs études à la maitrise ou au doctorat au Département.

Daniel Baril

 

risecanada.ca

 

© 2008 - Bureau des communications et des relations publiques