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| Le cancer du sein peut être prévenu par la nutrition |
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| 08 septembre 2008 | |
Les viandes aggravent le risque alors que les fruits et les légumes le diminuent![]() On ne compte plus les études qui mettent en relief les liens entre les cancers et la nutrition, mais la complexité de ces liens exige de pousser toujours plus loin les recherches. Une nouvelle revue de la littérature portant sur les corrélations entre le cancer du sein et l’alimentation a été réalisée au Département de nutrition dans le but de savoir si l’influence de l’alimentation est différente selon que la femme est porteuse ou non de mutations génétiques prédisposant à ce cancer. Bien que de nombreux facteurs doivent être pris en considération avant d’établir qu’un aliment a un effet préventif ou aggravant, l’analyse, effectuée par la doctorante Vishnee Bissonauth sous la direction du professeur Parviz Ghadirian, conclut que les fruits et légumes, les produits laitiers, la vitamine D, le calcium et les phytoestrogènes peuvent réduire le risque de cancer du sein. De façon plus précise, la comparaison des résultats de 24 études épidémiologiques, dont plusieurs méta-analyses, montre que les fruits et les légumes auraient un effet préventif plus important chez les femmes porteuses des mutations. Mais cet effet reste faible. Pour ce qui est des phytoestrogènes, ils abaissent le risque chez les femmes postménopausées. L’incidence des produits laitiers diffère quant à elle grandement selon les études. La consommation de ces produits n’exercerait une action protectrice que s’ils sont faibles en gras et cet effet serait notamment attribuable à la vitamine D. Pour leur part, les viandes rouges aggravent le risque de cancer du sein, peut-être à cause des hormones et des antibiotiques qu’elles contiennent. Le danger est plus élevé si elles sont grillées plutôt que bouillies ou cuites à la vapeur et est plus grand chez les femmes porteuses des mutations génétiques. La viande blanche de volaille serait pour sa part associée à une diminution du risque, ce que d’autres recherches doivent toutefois confirmer. Les études sur les poissons donnent des résultats divergents, ce qui peut s’expliquer par la sorte de poisson et la méthode de cuisson. Les poissons sont de bonnes sources de vitamines A, B et D ainsi que de calcium, de phosphore et d’oméga-3, mais ils peuvent aussi être contaminés par des métaux lourds et des pesticides. L’élément déterminant de l’alimentation semble être la quantité totale de calories ingérées (gras, sucres, protéines), que la femme soit porteuse ou non des mutations. À partir de 2000 kilocalories par jour, le risque augmente de 8 % et s’accroit proportionnellement avec la hausse du nombre de calories. Une réduction de 30 % de l’énergie consommée freine en revanche considérablement le développement des tumeurs. Étant donné que plusieurs facteurs environnementaux doivent être pris en compte avec l’alimentation et que les habitudes alimentaires peuvent avoir une influence dès le jeune âge, les auteurs ne peuvent recommander de copier les régimes des régions où le taux de cancer du sein est faible, par exemple le régime méditerranéen. Le régime occidental traditionnel a également ses avantages, concluent les chercheurs. Tout serait question d’équilibre et de modération. D.B. |
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