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25 août 2008

- Imaginaire social et folie littéraire: le Second Empire de Paulin Gagne
- Regarde-moi: le développement neuromoteur de 0 à 15 mois
- Les christophanies du Nouveau Testament: historicité et théologie

 

Imaginaire

Imaginaire social et folie littéraire: le Second Empire de Paulin Gagne

L’histoire de la littérature ne se souvient plus guère de Paulin Gagne (1808-1876). Contrairement à Gustave Flaubert, à Louise Colet et à Tristan Corbière, elle ne sait plus rien de l’auteur du Suicide, de La philanthropophagie, de L’unitéide et d’Omégar, pour épingler quelques titres d’une production surabondante. Tout au plus le considère-t-elle comme un «fou littéraire», catégorie floue et par là inopérante.

Au rebours de cette histoire obsédée par les classements et les palmarès, Pierre Popovic montre que Paulin Gagne est un «absorbeur sémiotique», qu’il a entendu, et bien entendu, ce que disait l’«imaginaire social» du Second Empire et qu’il est donc un excellent révélateur de la culture dix-neuviémiste et de ses fantasmatiques. Pour reconnaitre cela, il faut prendre au sérieux les discours de celui qu’on a longtemps décrit comme le poète qui faisait rire de lui.

Lire Paulin Gagne aujourd’hui, c’est dépouiller des journaux, interroger les aliénistes, étudier les chroniqueurs de la vie littéraire, replonger son œuvre dans la masse des discours contemporains. C’est montrer par l’exemple quelle peut être la valeur d’un saut dans l’étrangeté, d’un travail sur le plus déclassé des poètes. C’est le faire dialoguer avec Chateaubriand, avec George Sand, avec Auguste Comte, voire avec les deux Napoléon. C’est accepter d’entendre la douleur du plus isolé des littérateurs. C’est aussi rendre au 19e français une partie de son épaisseur perdue.

Pierre Popovic est professeur au Département des littératures de langue française. Il a notamment publié La contradiction du poème: poésie et discours social au Québec de 1948 à 1953 (1992), Entretiens avec Gilles Marcotte: de la littérature avant toute chose (1996), Un livre dont vous êtes l’intellectuel (avec Michel Biron, 1998) et Le village québécois d’aujourd’hui: glossaire (avec Benoît Melançon, 2001).

Pierre Popovic, Imaginaire social et folie littéraire: le Second Empire de Paulin Gagne, Les Presses de l’Université de Montréal, 2008, 34,95 $.

 

 


 

 

 

Regarde-moi

Regarde-moi: le développement neuromoteur de 0 à 15 mois

Dès sa naissance, le nouveau-né se manifeste: il crie, pleure, gesticule, attire l’attention, ouvre un œil, puis l’autre, ébauche un sourire ou une grimace… Mais, en définitive, comment se développe-t-il? Sur le plan moteur, que peut-il faire à la naissance et que pourra-t-il faire dans quelques mois? Jusqu’à quel point l’environnement du bébé agit-il sur son évolution?

Dans cet ouvrage contenant quelque 100 photos, les auteures font le point sur l’état actuel des connaissances concernant le développement sensorimoteur de l’enfant de la naissance à 15 mois et suggèrent un suivi des acquisitions motrices menant à la marche. Elles offrent aux parents des conseils qui devraient leur permettre d’être à l’écoute de leur bébé et d’intervenir, si nécessaire, de façon précoce.

Il s’agit donc d’un outil de référence permettant à tout parent ou professionnel intervenant auprès des nourrissons de situer les étapes progressives du développement harmonieux d’un enfant né à terme ou prématurément. Il peut également servir de guide aux parents dont le bébé éprouve des difficultés mineures dans son développement moteur.

Annie Veilleux, l’une des auteures de l’ouvrage, est professeure adjointe de clinique au Département de pédiatrie de la Faculté de médecine.

Maria de Notariis et autres, Regarde-moi: le développement neuromoteur de 0 à 15 mois, coll. Univers Parents, Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2008, 120 p., 24,95 $.

 

 


 

 

Christophanies

Les christophanies du Nouveau Testament: historicité et théologie

À qui Jésus ressuscité est-il vraiment apparu? Quel rôle a pu avoir une telle manifestation? Qu’en est-il des descriptions qui matérialisent les apparitions? Autant de questions auxquelles s’intéresse cet ouvrage.

Cette étude propose un classement nouveau de l’ensemble des mentions et des récits d’apparition du Nouveau Testament, les rangeant en deux grandes catégories: les christophanies à vocation fondatrice et les christophanies à vocation catéchétique. Les premières (à Pierre, aux Douze, à Cinq Cents Frères, à Jacques et aux Apôtres) auraient servi à poser les bases de l’Église primitive; les autres (aux Femmes, aux disciples d’Emmaüs, à Thomas et aux Sept Disciples) auraient servi à communiquer un enseignement de foi à la communauté déjà bien établie. L’auteure avance l’hypothèse que seules les christophanies à vocation fondatrice ont un fondement historique; les autres seraient des constructions tardives à forte teneur pédagogique, attribuant au Ressuscité lui-même la communication de doctrines fondamentales. Ces dernières répondraient donc à des besoins et à des questionnements bien enracinés dans le contexte de la croissance de la première communauté.

L’ouvrage aborde chacune des christophanies sous deux grands angles: sa valeur historique et sa portée théologique. Le fait d’aborder systématiquement ensemble ces deux axes à l’intérieur d’une même étude est nouveau dans le traitement du sujet. Du point de vue méthodologique, cette étude s’inscrit dans la foulée de la quête du Jésus historique, une dimension majeure de la recherche actuelle.

Odette Mainville est professeure titulaire à la Faculté de théologie et de sciences des religions.

Odette Mainville, Les christophanies du Nouveau Testament: historicité et théologie, coll. Sciences bibliques, Montréal, Médiaspaul, 2008, 256 p.

 

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